28.10.24 EDITO. #9

Franck Camus – Éditeur en chef -Chef editor -Jefe de edición

(Français)

 La fermeture du La Tulipe – Un coup dur dont l’industrie musicale n’avait pas besoin.

Comment cela se fait-il qu’un seul individu soit capable de fermerce lieu aussi emblématique de la vie musicale? Cela ne représente-t-il pas un tournant dangereux pour les musiciens et les passionnés de musique? Depuis 1913 date de sa construction, La Tulipe a été un sanctuaire pour les artistes émergents et confirmés qui ont pu se produire, et créer. Sa disparition laisse un vide incompréhensible dans le paysage culturel local montréalais. Le plus drôle dans tout ça c’est que la ville s’enorgueillît sans cesse d’être un point de passage culturel important pour tous les artistes. (Encore faudrait-il ne pas faire n’importe quoi au niveau de l’attribution des permis)

Ce qui rend La Tulipe si spécial, c’est son engagement envers la musique en tant que forme d’art vivante et en constante évolution. Les murs de ce lieu résonnent encore des applaudissements du public, des moments d’intimité entre les artistes et leurs fans, ainsi que de l’énergie vibrante de concerts mémorables. Les sessions open mic, les soirées thématiques et les collaborations impromptues ont fait du La Tulipe un incubateur de talents et un espace de rencontres artistiques. Oui tout cela en ces murs ceux-là même qui au goût de certains laissent passer trop de bruit.

La fermeture de ce lieu ne touche pas seulement les musiciens, mais également les fans, les techniciens, les organisateurs d’événements et tous ceux qui ont construit des souvenirs dans cde paradis culturel. C’est une perte qui souligne, encore une fois, la fragilité des espaces culturels face à des enjeux économiques et à des décisions parfois déconnectées des réalités du terrain. Combien de gens se retrouvent au chômage tout ça pour l’égo d’un seul individu?

Comment agir pour la préservation et la valorisation de tels lieux? La Tulipe n’était pas qu’une simple salle de concert, mais un point central pour une communauté créative. Il est crucial de trouver des solutions durables pour soutenir les espaces qui permettent aux musiciens de s’exprimer et d’être entendus.

La question qui tue : Que faire pour supporter l’avenir de nos scènes musicales quand tout un système peut être mis à mal aussi facilement? Comment créer de nouveaux espaces d’expression où la musique peut continuer à fleurir, à rassembler et à inspirer?
La musique est notre langage commun et il est impératif de préserver les lieux qui permettent à ces voix de s’élever. Il me semblait que cela n’était plus à remettre en cause depuis la pandémie il faut croire que cela ne s’est pas rendu aux oreilles de certain…

(English)

 The closure of La Tulipe – A blow the music industry didn’t need.

How is it that a single individual can close down such an emblematic venue for musical life? Doesn’t this represent a dangerous turning point for musicians and music lovers? Since 1913, when it was built, La Tulipe has been a sanctuary for emerging and established artists to perform and create. Its demise leaves an incomprehensible void in Montreal’s local cultural landscape. The funny thing is that the city constantly prides itself on being an important cultural gateway for all artists. (But then again, we’d have to be careful not to mess things up when it comes to granting permits).

What makes La Tulipe so special is its commitment to music as a living, constantly evolving art form. The walls of this venue still echo with the applause of the audience, the intimate moments between artists and their fans, and the vibrant energy of memorable concerts. Open mic sessions, themed evenings, and impromptu collaborations have made La Tulipe an incubator of talent and a space for artistic encounters. Yes, all within these walls, the same ones that, for some, let in too much noise.

The closure of this venue affects not only musicians but also fans, technicians, event organizers, and all those who have built memories in this cultural paradise. It’s a loss that underlines, once again, the fragility of cultural spaces in the face of economic stakes and decisions that are sometimes disconnected from the realities on the ground. How many people find themselves unemployed, all for the ego of a single individual?

What can be done to preserve and enhance such venues? La Tulipe was not just a concert hall, but a focal point for a creative community. It’s crucial to find sustainable solutions to support spaces that allow musicians to express themselves and be heard.

The killer question: What can we do to support the future of our music scenes when an entire system can be undermined so easily? How do we create new spaces of expression where music can continue to flourish, unite, and inspire?

Music is our common language, and it’s imperative to preserve the places where these voices can be heard. It seemed to me that this was no longer an issue since the pandemic – I guess it didn’t reach some people’s ears…